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D'abord une jolie terre
Nous avons trouvé un agriculteur à la retraite qui a accepté de nous louer une bande de terrain, pour que l'on puisse tenter de se lancer dans le safran.
Notre espoir est de pouvoir travailler en famille, que cette culture soit rentable et nous permette d'en vivre. 
Alors nous avons fait un crédit, et nous nous sommes lancés avec ce que permet ces 5000€. C'est à dire 10.000 bulbes et un peu de matériel..
Préparation du sol
On a bien sué!! La terre était tellement dure à notre arrivée, qu'il a fallu un mois de travail intensif pour arriver à rendre la terre meuble, sur 63 mètres de long, 11 mètres de large et 25 cm de profondeur.
Après quelques rigolades, Madame qui court derrière la motobineuse, et Monsieur qui embourbe la voiture tout au fond du champ.
La terre est enfin prête à être cultivée.
Ensuite nos 10 000 premiers bulbes à planter...
Nous avons reçu nos bulbes dans 4 cartons de 25 kilos chacun, ce qui ne semblait pas si énorme en tout et pour tout. On se devait de les planter tous, dans les 2 semaines suivantes pour qu'ils s'acclimatent aux mieux et puissent fleurir pour certains dès la première année de plantation.
Nous avons réussi dans les délais, mais faire toutes ces tranchées avec seulement une bêche chacun sur 63 mètre de long, ça forge le caractère..
 On médite sur un minitracteur dès que les finances le permettrons. Cloques et crampes étaient au rendez-vous. Quelques pluies surprises, mais nous voilà fin prêt pour notre première récolte. 
Pendant que ça pousse on désherbe et on observe
Après un entretien régulier de désherbage, entre bêche, rateau, désherbeur manuel et motobineuse. Impossible de travailler avec les  chaleurs caniculaires des après-midi, alors on se levait tôt, très tôt!! 
Une fois la période de germination des bulbes arrivée, on guettait le moindre bout vert qui aurait pu être du safran. Les bulbes ont bien germés, aucune perte n'est à déplorer. Tous les jours on venait observer la croissance végétative avant la floraison. Tout en récoltant des légumes de notre potager pour le plaisir de notre fils aîné et son petit panier plein de tomates et autres légumes.
La jolie fleur tant attendue
Et un matin du début Octobre... La voilà la précieuse fleur. Bon... un peu esseulée mais ses copines se préparaient à sortir le lendemain. La première année est toujours à faible rendement florale, mais on n'a pas à se plaindre de notre récolte. On est quand même content de nos presque 20 grammes de pistils de safran. L'année prochaine fin 2018 on espère produire entre 100 et 200 grammes, croisons les doigts.
Voilà un bout de notre récolte
Après avoir trainé à genoux dans les champs pour récolter nos fleurs, nous voilà à l'émondage. Et là on se rend compte du travail minutieux de la culture du safran et la charge de travail. La fleur de safran se fane très vite après l'avoir cueillie ce qui laisse peu de temps entre la cueillette et l'émondage. Par contre cette magnifique odeur de safran dans toute la maison, on ne s'en lassera jamais.
Plusieurs jours ainsi à récolter quelques centaines de fleurs, les émonder, et les déshydrater. Les gelées surprises de fin octobre ont stoppées la floraison, mais pour une première année la nature nous a bien récompensée.